LES TRIANGLES D’OR EXISTENT-ILS VRAIMENT?

LES TRIANGLES D’OR EXISTENT-ILS VRAIMENT?
2011
Composition digitale aux dimensions variables (x30).

Je collabore avec Jérôme Majimel chercheur à l’I.C.M.C.B (l’Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux, fr)
entre 2010 et 2011.
Dans le cadre des 20 ans de l’année internationale de la chimie, je participe à l’exposition collective « Chimie Show »
à l’initiative de Anne Karine Perret.
Cette proposition alliant art et science, est présentée à Cap Sciences en octobre 2011 à Bordeaux sous la forme d’une video projection de 6 m sur 4 m.
La recherche sur laquelle je travaille porte sur l’étude de l’or à l’échelle nanométrique, qui se présente sous deux formes,
le disque et le triangle.
Des centaines d’images ont été produites par le chercheur au microscope, parmi lesquelles je sélectionne quelques dizaines.
Guidée par l’idée de restituer au plus près le phénomène scientifique observé, je traduis de manière formelle mon expérience visuelle.
Convoquant ma compréhension des formes et des symétries, tenant compte des notions d’ordre et de désordre, de mon raisonnement et de mon intuition, je compose ce poème optique (ci-dessus).

 Une image scientifique n’est qu’une réalité provisoire.
Pour un même ensemble de données, une image a plusieurs représentations selon le protocole mis en place.
Elle est le résultat de calculs.
La moindre intention bouleverse une réalité toujours mouvante.
Jérôme Majimel me fait état de cela lors de notre rencontre, c’est dans cette exploration du sensible
que le sens du mot vision est fondamental me dit t-il.
La manipulation et l’expérimentation sont intrinsèquement liées au travail des artistes, comme à celui du scientifique.
Ce dernier « traque » un visible restreint, et en formule une synthèse codifiée.
Comprendre la matière par la forme et la couleur est un des axes de lecture d’une image microscopique.
Avec une banque d’images, je tente d’obtenir une autre base de données.
En délimitant les contours, en filtrant le visible, les formes se renouvellent sous le regard,
et le thème principal se dérobe, devient méconnaissable.
Dans ces constructions, j’interroge notre quête du visible, la complexité d’une image et pose la question de son statut.
Une suite d’images avec des équivalences, des ressemblances et des analogies vient dessiner cette interface,
celle de l’observation et de l’imaginaire sans doute. Marie Minot

english/

A scientific image is only a temporarily reality.
For the same data set, an image as several representations according to the scientific protocol.
It is the result of the count. The slightest intention upsets an always unstable reality.
The manipulation and the experiment are intrinsically connected to the work of the artists, as in that of the scientist.
This last one « pursues » restricted visible and and make a formulation of a codified synthesis.
To understand and read a microscopic image, color and shape are essential.
Jerome Majimel researcher in the I.C.M.C.B (Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux, fr) convinced me of it during our meeting. It is in the exploration of the sensitive that meaning of the word vision is fundamental.
With a picture library I try to obtain another database.
By bounding images, by filtering the visible , the forms renew under the glance, and the main theme shies away, becomes unrecognizable.
In those constructions, I question the visible search, the complexity of an image and ask a question of his status.
Through the screen, a continuation of images with equivalences and analogies come to draw this interface,
observation and imagination without a doubt. Marie Minot

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